« Ma meilleure contribution des dollars us — quelques fois des Américains lui donnaient des dollars à ce mendiant indigne. »
— Lost in the Train
Une vie entre deux langages — la corde et la langue, le son et le mot.
Dès l'enfance, Jonathan Bastianelli baigne dans l'univers du jazz. Sa mère, psychologue et peintre amateur, l'ouvre à la musique et au cinéma. À quinze ans, chez sa tante où la musique est omniprésente — guitare, piano, chant — il commence par la batterie dans une MJC. C'est l'époque des premières jam-sessions, des groupes de rock. Mais très vite, le jazz devient une urgence.
« À 16 ans il rencontre Claude Tchamitchian — un coup de foudre pour la contrebasse. »
Commence alors son apprentissage au Conservatoire d'Aix-en-Provence, puis d'Avignon. En parallèle, son attirance pour la culture d'Afrique du Nord se précise. Il prend des cours de flamenco, joue dans des projets de pop musique et participe aux workshops de l'AJMI avec Rémi Charmasson. Pendant deux ans, il suit la classe de jazz du Conservatoire d'Avignon avec André Jaume. Il passe sur France Culture dans le Théâtre d'Avignon, invité par le journaliste Félix Castan.
À partir des années 2000, appelé par une intuition et une recherche de liberté, il fait le choix de ne pas vivre essentiellement de son art. Il rencontre David Mougel (pianiste de Cheb Bilal), Dominique Bouzon (flûtiste de jazz), Tarek Abdallah (grand maître du oud égyptien). En 2007, il part dans le Lot, joue de la country, enregistre avec le groupe Grizzly Dream.
En 2009, il s'installe dans l'Aude. Il poursuit l'apprentissage du flamenco avec Miguel Fernandez, joue de la musique occitane avec le Collectif Mainatge, se produit avec la chanteuse Hélène Geyre. À partir de 2017, la musique redevient prépondérante : création sur l'œuvre de Serge Reggiani avec Olivier Nunge, puis en 2019, il compose la musique du spectacle Total Izzo sur l'œuvre de Jean-Claude Izzo, produit à Narbonne, Aubagne, Villelaure et Marseille.
Chronologie
Contrebasse, guitare, improvisation — la note comme duende.
L'improvisation comme conversation. Formé à l'AJMI, au Conservatoire d'Avignon. La contrebasse comme voix.
Miguel Fernandez, Nicolas Lageyre. Le duende comme horizon. Le corps avant la tête. Guitare et âme andalouse.
Groove, soul, mélodies accessibles. La pop comme pont entre toutes les cultures musicales.
Croco Bleu · Café de Fa · Limoux
Trio KDO · Compagnie Pat Von Essen · Aude
Centenaire Brassens — Sète · Juin 2021
Les Poètes de Brassens · avec Jacques Ibanès · Narbonne · Béziers
Création Serge Reggiani
Olivier Nunge · Marc Hévéa · Clément Peifer · 2017–2019
AJMI — Avignon Jazz · Années 90
Workshop avec Rémi Charmasson · FNAC · Harmonia Mundi · Mairie de Marseille
Épopée Hip Hop
Fabrique des Arts · Carcassonne · Novembre 2018
Collectif Mainatge
Musique occitane · Aude
Les voix qui parlent encore — musicales, littéraires, poétiques.
Quatre chapitres d'une vie musicale — des salles de la Méditerranée aux scènes nationales, du jazz au hip-hop, du flamenco à la chanson.
Cinq territoires. Une seule création. Ce qui se passe à l'intersection — là où le jazz modal dialogue avec le flamenco, où la narration cinématographique nourrit l'improvisation, où la puissance de la poésie devient moteur du son. L'interdépendance comme genèse de toute créativité.
La puissance de la narration et du vers comme moteur intérieur. La densité du mot, le souffle de la phrase — une exigence qui irrigue chaque note jouée.
La phrase musicale raconte. L'improvisation construit une dramaturgie. Le jazz modal et la poésie partagent la même économie de moyens — tout dans le silence et l'espace.
Style ancré, viscéral, communautaire. Le duende comme vérité absolue. Le flamenco n'est pas un genre — c'est une façon d'être au monde et sur scène.
Ce qui est le plus enraciné libère le plus. Le jazz modal puise dans les modes du monde. La pop musique universalise. Flamenco, latin, jazz — trois racines, une seule sève.
L'interdépendance comme méthode créatrice
Le cinéma pense en séquences, en tensions, en résolutions — exactement comme la musique. La bande originale intérieure qui guide l'improvisation.
Le groove, la mélodie accessible, la chaleur rythmique. La pop musique comme pont entre toutes les cultures — ce qui touche immédiatement, universellement.
Le jazz modal abolit les frontières harmoniques. Il permet à tous les styles de coexister — flamenco, latin, cinéma, poésie — dans un même espace sonore ouvert.
Miles Davis, Kind of Blue. Ennio Morricone. Bernard Herrmann. Le jazz modal et le cinéma partagent le même art de la tension narrative — suspense, respiration, révélation.
Extraits de concerts, enregistrements, créations. Clique sur un projet pour l'écouter.
Jazz · Contrebasse · Live
Création musicale
Avec Brahim Abdellaoui
Soul · Jazz · Groove